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Le Collectif Chiapas-Ariège vous invite VENDREDI 15 MARS au MAS D’AZIL

Le Collectif Chiapas-Ariège vous invite VENDREDI 15 MARS au MAS D’AZIL
à une soirée autour du film de Ludovic BONLEU « GUERRERO », en présence du réalisateur.

- 18h au café associatif « Capuche-bérêt » présentation et échange sur la situation dans l’État du Guerrero

au Mexique suivi d’un repas .
- 20h30 projection du film à la salle multimédia suivie d’un débat avec le réalisateur.
Entrée ciné et repas à prix libre

Impunité et complicité au plus haut niveau de l’Etat Mexicain :

Que sont devenus les 42 étudiants d’Ayotzinapa (Etat du Guerrero) partis en bus pour manifester ? Pas de corps, pas de coupable !

Il est utile d’avoir quelques éléments de contexte pour prendre la mesure de l’horreur de cette disparition de 43 étudiants mais aussi pour comprendre les formes de résistances à un Etat corrompu et criminel.

Ces étudiants n’étaient pas n’importe quels étudiants : ils étaient partis en bus de l’école normale rurale d’Ayotzinapa,( un internat pour enfants de paysans pauvres connu pour son activisme social et révolutionnaire), pour participer aux grandes manifestations étudiantes à la mémoire des étudiants assassinés par l’armée mexicaine sur la place de Tlatelolco en 1968.

L’indignation, la colère face à ce scandale ont vite dépassé l’Etat du Guerrero grâce à la caravane des parents des étudiants disparus. Des ONG, des membres du CNI (Conseil National Indigène), des hommes et femmes zapatistes, ont accompagné cette caravane jusqu’à Mexico et ailleurs dans le monde pour témoigner et réclamer la vérité sur cette disparition de masse.
L’ampleur de la mobilisation a révélé le ras-le-bol de la société mexicaine face à un système étatique criminel, orchestrant la répression des mouvements sociaux. C’est dans le cadre d’une initiative lancée par la Sexta* à l’issue du Festival mondial des résistances et des rébellions, organisé fin décembre 2014 au Mexique par les zapatistes et le CNI (Congrès national indigène), qu’une tournée des parents des disparus a eu lieu fin avril 2015 dans une vingtaine de villes européennes.

Un an après les faits, suite à une longue enquête menée par un groupe d’experts indépendants mandatés sur place par la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme ( le "Rapport d’investigation Ayotzinapa) a présenté des preuves scientifiques qui contredisent la version officielle. En 2019, nous n’avons toujours pas la vérité sur ce qui apparaît comme un crime politique !
« Il est important de bien comprendre que les actions de répression politique sont des actes intentionnels commis par l’Etat ou par d’autres groupes qui sont en relation avec lui (comme les narcotrafiquants et/ou les paramilitaires) et que la responsabilité de ces violations revient à l’Etat, que ce soit par action directe, omission ou acquiescement… » * *

* Sexta : organisation de résistance nationale et internationale anticapitaliste de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN)

**Clemencia Correa : « La reparación integral, afrontando los daños de la represión política de Estado. El acompañamiento psicosocial : una construcción colectiva ».

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Mis à jour le samedi 20 avril 2019