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Pour lutter contre l’antisémitisme, on ne peut pas marcher avec ceux qui l’encouragent

Crédit Photo Photothèque Rouge
Les actes antisémites qui se sont développés ces dernières semaines suscitent une peur et une émotion bien légitimes dans une grande partie de la communauté juive en France. Le NPA réaffirme sa solidarité à l’égard des personnes victimes d’actes antisémites, et continuera de lutter avec énergie contre l’antisémitisme et contre tous les racismes.

À cet égard, le NPA ne marchera pas ce dimanche 12 novembre au côté du gouvernement et de l’extrême droite. Les présidents des deux chambres ont appelé, sur une idée originale d’Olivier Faure du PS, à une manifestation contre l’antisémitisme, suscitant bien des interrogations sur le positionnement politique, et en particulier sur les forces qui composeront ce cortège. Menée par la macronie, la construction de ce nouvel « arc républicain » va jusqu’au RN, rien de moins ! Pourtant, l’extrême droite a été et est encore aujourd’hui dans les faits un des premiers vecteurs de l’antisémitisme en France et sous ses formes les plus violentes et brutales. D’aucuns font semblant de l’ignorer pour de petits calculs politiciens et s’appuient sur un RN prétendument dédiabolisé pour mener dans le même temps une offensive répressive contre toutes celles et ceux qui s’opposent depuis des mois à ses projets de régression sociale et à sa politique raciste. Nul doute que la journée de dimanche va marquer une nouvelle étape dans la confusion politique actuelle. Cette banalisation de l’extrême droite, qui accompagne le cours de plus en plus autoritaire pris par ce gouvernement, est lourde de dangers.

Loin de tout ce confusionnisme, nous continuons à lutter contre l’antisémitisme, ce combat fondamental de l’antiracisme, y compris contre ceux qui veulent faire croire que l’antisionisme serait un nouvel antisémitisme. La solidarité avec le peuple palestinien ne saurait tolérer aucun amalgame, aucun acte antisémite, que nous condamnons fermement. Le sionisme est le projet d’un État colonial, et dans ce cadre, critiquer, manifester son désaccord, combattre la politique de l’État d’Israël, sa nature même, n’a rien à voir avec le fait de stigmatiser ou de s’en prendre aux personnes de confession ou de culture juive. Assimiler la politique de l’État d’Israël et l’ensemble des juifs, ce serait faire croire qu’il y aurait une communauté d’intérêts entre eux. Pourtant, l’on peut être de confession ou de culture juive, tout en étant farouchement opposé à l’État d’Israël, comme le sont nos camarades de l’UJFP (Union juive française pour la paix) mais aussi bien d’autres groupes ou personnes dans le monde. À l’inverse, la défense inconditionnelle de la politique d’Israël, de l’épuration ethnique actuellement menée par le gouvernement israélien d’extrême droite, ont pour conséquence de nourrir l’antisémitisme.

La gauche sociale et politique doit être au premier rang des combats antiracistes, dont celui contre l’antisémitisme, mais cela ne peut se mener qu’en toute clarté. Une grande initiative de mobilisation populaire, antiraciste et antifasciste, reste à construire. Elle est nécessaire et urgente !

Montreuil le vendredi 10 novembre 2023

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Mis à jour le samedi 11 mai 2024