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ARMES : LA COOPÉRATION FRANCE-ISRAËL.

Un tableau qui montre bien la coopération de la France avec l’Etat criminel d’Israël en ce qui concerne l’armement.
Extrait de la revue « Damoclès » ( lettre de l’observatoire des armements ) N°169/170 de 2023.

(Tableau joint )

P.-S.

Palestine : empêcher la guerre génocidaire par l’arrêt de l’armement

Le 25 mars, la première résolution favorable au « cessez-le-feu immédiat » a été adoptée au Conseil des Nations unies grâce à l’abstention des États-Unis. Un cessez-le-feu qui ne devrait s’appliquer qu’au mois de ramadan et se fait toujours attendre, malgré le bilan humain terrible des bombardements et de la stratégie de privation de nourriture.

Pourtant, le 12 février dernier, le secrétaire des Affaires étrangères de l’Europe, Joseph Borrel, avait expliqué que le chemin vers un arrêt des massacres était d’une certaine simplicité : « Si vous estimez que trop de gens sont tués, peut-être devriez-vous fournir moins d’armes afin d’éviter qu’autant de gens soient tués ». Cette logique est implacable d’autant plus que les stocks israéliens, notamment de munitions, s’épuisent assez vite vu la campagne sans précédent de bombardements effectuée depuis octobre. Sans munitions, Israël ne peut continuer sa guerre, et sa production intérieure ne suffira pas. Un moyen matériel est donc d’empêcher l’envoi d’armes à l’État d’Israël.

Au vu du droit international et des lois sur le commerce mondial de l’armement, Israël ne devrait pas être livré en armes. Le commerce des armes suit certes les lois du capitalisme mais il passe par les États, et ces mêmes États contrôlent les ventes. Plusieurs pays — dont la France — ont signé le traité sur l’armement qui empêche de vendre des armes à des régimes qui les utiliseront contre des civilEs. La France a déjà appliqué ce traité à la Russie en 2014 (avant les sanctions et la guerre en Ukraine) et à la Turquie en 2019 (mais pas à l’Arabie saoudite, par exemple). Depuis le verdict de la CIJ (Cour internationale de Justice) fin janvier, aucun pays ne devrait vendre des armes à Israël.
Qui envoie des armes à Israël ?

Selon la base de données sur les transferts d’armes de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, 68 % des importations d’armes d’Israël entre 2013 et 2022 provenaient des États-Unis, qui sont donc le fournisseur principal. Et 28 % proviennent d’Allemagne. Le reste, en volume, devient très faible pour plusieurs pays dont le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et même la France. La part de la France dans les licences d’exportation d’armement est assez négligeable (15 millions d’euros de livraison en 2023, par exemple).

Le soutien militaire à Israël se manifeste bien plus par des complicités sous la forme de partenariats avec des groupes militaires israéliens. Cela permet de soutenir Israël sans avoir à leur vendre directement des armes. Les principales firmes d’armement israélien s’appellent Elbit Systems, IAI (Israel Aerospace Industries) et Rafael. À elles trois, elles forment le cœur du système d’armement israélien qui exporte en outre énormément à l’international : 12 milliards de dollars en 2023. La plupart des complicités des industries d’armement se font donc par des accords de coopération avec ces trois entreprises.
Stop Arming Israël

Cette complicité lors d’un génocide n’est clairement pas acceptable. Sous la pression de plusieurs campagnes, le Canada a indiqué qu’il ne vendrait plus d’armement à Israël (un faible volume) ainsi que l’Australie. Pour la complicité, la société japonaise Itochu Corporation a annoncé le 5 février qu’elle mettrait fin à son partenariat avec Elbit Systems d’ici à la fin du mois de février, en citant notamment la CIJ. Le Danemark a été mis sous pression ainsi que les Pays-Bas pour ne plus exporter de pièces détachées d’avions de combat qui seront utilisés par Israël. La campagne Stop Arming Israël d’origine palestinienne pointe les différentes entreprises dans le monde qui participent à ces complicités. Organisée autour du blocage des livraisons d’armes sur les ports, ses actions se manifestent aux sièges des compagnies directement. Ainsi, en France, il est temps de mettre la pression sur les entreprises d’armement françaises comme Safran (comme cela a été fait le 11 mars à Malakoff), Thales, ou encore Dassault ou encore Eurolinks à Marseille devant lequel est prévue une action le 1er avril. Sans armes, pas de massacres. Stop Arming Israël !

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Mis à jour le samedi 11 mai 2024