Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Logo du site

Accueil > Communiqués, conférences, réunions > NPA national > Anti-fascisme, contre le racisme, migrants et réfugiés > Antiracisme : contre les violences policières et le racisme, le combat doit (...)

Antiracisme : contre les violences policières et le racisme, le combat doit continuer

Crédit Photo Photothèque Rouge

Commission nationale immigration et antiracisme

Le 23 septembre, des manifestations ont eu lieu dans plus de 120 villes réunissant plusieurs dizaines de milliers de manifestantEs à travers tout le pays. Les configurations ont été différentes selon les endroits. Cependant, au niveau national comme dans de nombreuses villes, des appels unitaires ont rassemblé organisations politiques, syndicats, associations, comités de soutien aux familles des victimes des violences policières.

Des débats ont eu lieu parfois sur les termes de racisme systémique ou racisme d’État, sur le slogan « Désarmons la police », sur la volonté de certainEs de mettre en avant « la justice sociale ». L’islamophobie et l’interdiction de l’abaya n’ont pas été citées dans le texte d’appel national, mais cette question a été portée au cœur des manifestations. Le NPA a distribué un tract dénonçant le racisme et notamment l’islamophobie en exprimant sa solidarité avec les raciséEs et les musulmanEs discriminéEs par l’interdiction de l’abaya à l’école.

Un front social et politique inédit

Malgré les limites, l’existence même du cadre unitaire montre la volonté de solidarité du mouvement social ouvrier et de ses organisations avec les premierEs concernéEs, qui subissent de plein fouet les violences sociales, policières et le racisme d’État à commencer par l’islamophobie. C’est salutaire que le front social et politique ait tenu bon et qu’il soit aussi large. C’est même inédit. Il a permis de rassembler un nombre important de manifestantEs, surtout militantEs, en nombre encore certes insuffisant et on peut regretter notamment que la mobilisation dans les quartiers populaires ait été faible. Mais les manifestations ont été suffisamment consistantes pour que les médias n’aient pas pu faire l’impasse, malgré la messe du Pape. Pour discréditer les manifestations, ils n’ont pu se mettre sous la dent que la poursuite d’une voiture de police à Paris par quelques personnes. Les images se sont d’ailleurs retournées contre la police puisqu’on a vu un policier sortir de la voiture et mettre en joue avec son arme les manifestantEs. Preuve une fois de plus que la police a la gâchette facile !

Opposition forte à l’autoritarisme et au racisme

La police est minée de l’intérieur par le racisme : 70 % des policiers en activité votent pour le RN. Cette police dressée au maintien de l’ordre défend les valeurs des classes dominantes contre les plus démuniEs, contre les jeunes, contre toutes les oppositions sociales, féministes, écologistes. Plus le pouvoir est faible et discrédité, plus il a recours à sa police contre la population et plus l’État et la justice protègent les violences qu’elle commet. Plus le régime est en crise, plus il utilise le racisme pour désigner des coupables, des boucs émissaires en s’appuyant sur les préjugés racistes, xénophobes, nationalistes qui imprègnent la société française marquée par des années de colonialisme. C’est pourquoi il est vital pour la défense de la liberté de toutes et tous que s’élève une opposition forte à l’autoritarisme du pouvoir macroniste et à la montée des idées racistes de l’extrême droite encouragée par les institutions de l’État.

Cette journée n’est qu’une étape. Le mouvement doit s’amplifier contre la police et les violences policières qui touchent toute la population pauvre du pays ; particulièrement les migrantEs, qui meurent en Méditerrannée et dans la Manche, qui sont refouléEs aux frontières, traquéEs par la police, qui sont en première ligne, victimes de la violence de l’État et de la police. Les lois Darmanin qui doivent tomber prochainement vont durcir encore les lois anti-migrantEs. Il faut se préparer à les combattre. Il ne faut pas lâcher bien sûr sur l’antiracisme et construire un cadre de lutte spécifique contre l’islamophobie. Le pouvoir a réussi à dissoudre le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) ou la CRI (Coordination contre l’islamophobie et le racisme) mais il n’a pas éteint la contestation de sa politique qui vise à stigmatiser les musulmanEs.

SPIP 3.2.0 [23778] | Squelette BeeSpip v.

Mis à jour le samedi 11 mai 2024