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Retrait de la loi Darmanin-RN !

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Photothèque Rouge /Martin Noda / Hans Lucas
La décision du Conseil constitutionnel sur la loi asile immigration est attendue jeudi 25 janvier. Associations, collectifs de personnes exilées, collectifs de sans-papiers, syndicats qui soutiennent les travailleurEs sans-papiers en lutte, appellent à un rassemblement ce jour-là à 16 heures près du Conseil constitutionnel pour dénoncer cette loi raciste et demander son abrogation.

Macron et son gouvernement, ministre de l’Intérieur en tête ont sciemment fait voter à l’Assemblée nationale, avec les voix du RN et des LR une loi raciste, xénophobe, et qui contient de nombreux articles anticonstitutionnels. Et plutôt que de retirer le texte, Macron a lui-même saisi le Conseil constitutionnel !

La loi la plus hostile aux étrangerEs depuis 1945

Cette loi telle qu’elle a été présentée initialement par Darmanin, durcit considérablement la situation des migrantEs avec un volet très répressif qui bafoue le droit des étrangerEs. Elle donne encore plus de pouvoir aux préfectures pour empêcher les régularisations, traquer, expulser les étrangerEs en situation irrégulière. La référence omniprésente à la notion vague de « menace à l’ordre public » associe depuis des mois l’étrangerE au délinquant. C’est en plus une arme redoutable entre les mains des préfets pour refuser ou retirer le droit au séjour et éloigner « les indésirables ». Ceci ne vise pas que les non-régulariséEs mais toutEs les étrangerEs en situation régulière qui peuvent se voir retirer leur titre de séjour sous ce prétexte. Les préfectures peuvent inscrire celles et ceux ayant reçu une OQTF, sur le FPR (fichier des personnes recherchées). Mais cela ne suffisait pas encore !

La majorité parlementaire, les députéEs macronistes, ont tellement cédé sur toute la ligne que la loi est passée à l’Assemblée nationale grâce aux votes des députéEs du RN. Elle a été monstrueusement augmentée d’une pile d’articles plus réactionnaires les uns que les autres qui convenaient à l’extrême droite : principe de quotas, préférence nationale pour de nombreuses allocations, remise en cause du droit du sol, caution pour les étudiantEs étrangerEs, rétablissement du délit de séjour irrégulier et engagement de ­réformer l’AME.

Même si la loi est dépouillée de quelques dispositions jugées anticonstitutionnelles, elle conservera son aspect répressif. Elle ne fera qu’aggraver la précarité de dizaines de milliers de personnes, l’appauvrissement de femmes et d’enfants. Elle facilitera l’enfermement et l’expulsion de personnes parfois installées depuis longtemps. C’est pourquoi nous sommes mobiliséEs pour le retrait de cette loi de la honte.
Des mobilisations dans tout le pays

Il y a eu deux journées de mobilisations les 14 et 21 janvier, l’une à l’initiative des premierEs concernéEs, les CSP, et à laquelle ont appelé syndicats, partis, organisations et de nombreuses associations. Les manifestations le 14 ont été importantes à Paris mais aussi dans de nombreuses villes de province, dynamiques avec les sans-papiers en tête de cortège. La journée nationale du 21 était appelée par des syndicats, associations, partis et 201 personnalités. Certes, l’appel à deux dates différentes a provoqué beaucoup d’interrogations. Il est vrai que face à l’offensive du gouvernement et de l’extrême droite il est indispensable de construire l’unité la plus large possible permettant un rapport de forces plus favorable. Cependant, les deux dates posées ont permis d’occuper la rue deux semaines de suite, avec dans de nombreuses villes des manifestations le 21 qui ont été encore plus importantes, multipliant par deux ou plus le nombre de manifestantEs par rapport au 14. Partout l’objectif était le retrait de la loi avec des cortèges syndicaux nombreux mais aussi des manifestantEs voulant montrer que toute la population n’approuve pas cette loi raciste et qu’il existe dans ce pays des hommes et des femmes conscientEs du danger que représente l’extrême droite et prêtEs à descendre dans la rue pour s’y opposer.

Quelques syndicats ont aussi lancé des appels à la grève le 25 janvier. La mobilisation des lycéenEs, notamment à Paris, Rennes et Nantes et le blocage de la fac de Rennes-2 dont l’assemblée des étudiantEs appellent à manifester jeudi 25 janvier montrent la voie. En nous mobilisant à la base, nous pouvons être une force et gagner le retrait de cette loi raciste. Un appel circule pour une nouvelle journée le 3 février… La lutte continue !

Dominique Pierre

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Mis à jour le dimanche 18 février 2024